Dans le ch’nord de Luzon…

 

On arrive à Manille, capitale des Philippines qui n’a pas vraiment bonne réputation. Il faut avouer qu’entre les bidonvilles, la pollution, les problèmes d’insécurité et le peu d’intérêt touristique, la ville ne donne pas spécialement envie mais on ne va pas s’arrêter aux « on dit ». C’est donc avec curiosité qu’on s’apprête à découvrir la ville. Nouvelle langue, nouvelle devise mais pas de décalage horaire, rituel d’arrivée accompli, on s’installe dans nos quartiers à la recherche de quoi manger. Le choix est assez simple fast-food ou fast-food?! Du classique McDo, KFC, Pizza-hut en passant par le local Jollibee, c’est un fast-food tous les 50 mètres! Ce qui explique assez facilement l’obésité qui est frappante comparé aux autres pays d’Asie du sud est. Le lendemain découverte de la ville, des églises de partout, dont les « Iglesia ni Cristo », les  fameux jeepney et le basket de rue, tous des petits LeBron en herbe, enfin en tout cas dans l’envie!

A Manille pas de gratte ciel flambant neuf, place aux bâtiments colorés mais défraîchis. Certains ont la chance d’avoir un logement en béton, pour d’autres malheureusement c’est en carton. Malgré tout, on retrouve cette atmosphère, cette proximité qu’on apprécie avec les locaux.

Bilan rapide de cette courte journée, oui il y a des bidonvilles mais pas que. Pollué? On y a laissé un poumon qu’on reviendra chercher…Insécurité ?! Il y a pas mal d’agents de sécurité armés mais mis à part ça, rien d’extraordinaire et pour l’intérêt touristique, venez vous faire votre propre avis 😉
La journée a été dense, on prend un bus de nuit direction Banaue et ses fameuses rizières.

Plutôt pas mécontent de notre place à l’arrière dans le bus, car ceux qui se sont pris à la dernière minute n’ont qu’un siège strapontin pour y passer la nuit ! Le bus rempli, c’est parti pour 10h de trajet. Comme d’habitude, une nuit quasi blanche.

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À l’arrivée, tout s’enchaîne, on paye la taxe d’entrée, un jeepney nous conduit jusqu’à un hôtel, de là, un gars nous brief sur les différentes activités de la région et nous voilà parti pour un trek de 2 jours dans les rizières entre Banaue et Batad. Nous sommes en compagnie d’un jeune couple, Jen et Chris et de Rushti notre guide. Le temps de faire quelques provisions pour le déjeuner et c’est parti. Au programme 30km de marche sur les 2 jours et des marches par milliers!
Le soleil est au rdv, pas de difficulté particulière si on enlève le fait d’éviter de s’enfoncer les chevilles dans les chemins boueux. À chaque point de vue le panorama est dingue. On arrive en fin de journée au village de Cambulo, dans une charmante homestay, chez l’habitant. Après un bon dîner et un bon dodo, c’est reparti !

La partie rizière s’annonce bien plus intense. C’est sous la chaleur que l’on descend des marches et encore des marches jusqu’à une magnifique cascade où la baignade bien fraîche sera notre récompense. Mais la vue en vaut largement l’effort. Après la descente, la remontée ! Séance sculptage fessiers cuisses garantie! Pas mécontent d’être arrivé à la fin du parcours et comme la plupart des messages imprimés sur les t-shirt vendus en souvenir dans les shops sur le chemin, « I survive to Batad ».

Retour sur Banaue en tricycle où il faut se baisser comme pour rentrer dans une maisonnette pour enfant. Une fois dedans, on garde la position foetus pour éviter que la tête ne tape le plafond métallique, oui parce qu’il n’y a évidemment pas de suspension ! Et on aime surtout quand le plus lourd de nous deux doit descendre pour monter la côte car la moto ne peut plus avancer !

Le temps de récupérer nos sacs à l’auberge, d’avaler un déjeuner et nous montons dans un mini van direction Sagada, un peu plus au nord. Si ses paysages valent à eux seuls le déplacement, Sagada est connu pour sa tradition de suspendre ses cercueils à flanc de falaise. Il n’en fallait pas plus pour piquer notre curiosité!

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On enchaîne avec une expédition haute en émotion au fin fond d’une grotte, en mode spéléo! Accompagné d’un guide (indispensable), c’est parti pour 1h30 d’escalade, de crapahutage, de contorsion dans des passages ultra étroit, de glissades sur les fesses, (d’ailleurs le pantalon de Coralie rendra son âme) le tout éclairé à la lampe tempête. Sensations garanties! Dernier stop avant de rentrer sur Manille, Baguio. Palud le « panagbenga » le festival annuel des fleurs.

Retour sur Manille, pour attraper le vol pour Puerto Princessa, direction Palawan et ses plages paradisiaques.

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